Comment ne PAS supprimer le sucre ?


Tout sur le sucre /

Voici une question qui m’a été posée via mon questionnaire en ligne. C’est une question que j’ai trouvé très intéressante et qui, je pense, va intéresser nombreux(ses) d’entre vous ! J’ai donc jugé qu’elle valait un bel article à elle toute seule !

Et si on ne supprimait pas le sucre ? Si on continuait à en manger, sans frustration, sans culpabilité et surtout sans kilos en trop ? Ne serait-ce pas le paradis ? Et bien sachez qu’il est possible de ne pas le supprimer ! Tout du moins, pas complètement (oui, faut pas exagérer non plus ).

Vous le savez (ou pas), je n’aime pas les extrêmes. Bannir un aliment ou une catégorie d’aliments, je ne suis pas pour. Bien que je ne critique pas ce genre de mode de vie (je ne suis pas placée pour le faire), ce n’est pas mon truc. D’une, parce que je sais que la privation peut faire des dégâts et de deux, parce que j’aime tout simplement me faire plaisir et que je veux profiter de la vie !

Bon, ne croyez pas au miracle, il va quand même falloir opérer à quelques changements ! Car il n’y a plus de doute, ça a été prouvé scientifiquement, le sucre est mauvais pour notre organisme. Mais ce qui est très mauvais, c’est la consommation régulière et surtout la surconsommation, c’est-à-dire manger du sucre tous les jours et/ou plusieurs quantités plus ou moins grosses par jour. Rappelez vous que l’OMS conseille de ne manger que 5 à 7 morceaux de sucre par jour (grand maximum) si on veut prendre soin de sa santé et ne pas accumuler graisse et kilos en trop. Mais bien souvent on en mange beaucoup plus ! Sachant qu’un bonbon équivaut à environ 1 carré de sucre, qu’un yaourt aux fruits équivaut à 3 carrés et qu’une canette de soda à 7… Vous constaterez vous-même que la limite fixée par l’OMS peut vite être dépassée !

Donc si vous voulez voir des changements sur le plan physique comme sur le plan moral, y’a pas 36000 solutions : il va falloir appuyer sur la pédale de frein ! Mais sans pour autant faire vos adieux à vos petits péchés mignons sucrés ! Non, vous pouvez continuer à vous faire plaisir. Mais pour se faire, il vous faudra pratiquer ce que l’on appelle la modération

Profiter de la vie, oui, mais avec modération 😉 Voici les conditions !

Attention, cet article ne concerne pas les personnes atteintes de maladie (diabète, hypoglycémie réactionnelle…). Pour ces personnes, le mieux est de consulter un professionnel qui, lui, pourra leur dire si la suppression du sucre doit être plutôt stricte ou si elles peuvent s’autoriser quelques douceurs de temps en temps.

Condition n°1 : Mangez du sucre occasionnellement

Qu’est-ce que ça veut dire “occasionnellement” ? Tout simplement, lors d’occasions “spéciales” : repas de famille, anniversaire, restaurant, pot de départ… les occasions sont diverses et variées et le sucre ne manque jamais à l’appel dans ces moments là (évidemment). Mais ça peut aussi être occasionnellement à la maison. Si de temps en temps vous avez envie de pâtisser (gâteau, biscuits…), libre à vous ! Essayez tout de même de vous tourner le plus souvent possible vers des sucres plus sains que le sucre blanc (sucre de coco, miel, sirop d’agave de qualité). 

Mais bien sûr, à condition que ces occasions restent occasionnelles. Si vous avez un anniversaire samedi soir, un resto dimanche midi, un pot de départ au boulot lundi et que vous faites des cookies le mardi pour le reste de la semaine… ce n’est plus occasionnel, c’est habituel. Pour rappel, les synonymes d’occasionnel sont : exceptionnel, inhabituel, fortuit… (oui, j’ai sorti le dictionnaire).

Mais alors, concrètement, combien de fois par semaine ? Par mois ?? Par an ??? Ça, ça dépend de vous. Une fois par semaine, deux fois par mois, une fois tous les deux mois… vous avez carte blanche (sachant qu’une fois par semaine est, selon moi, le strict minimum). Mais l’OMS a dit qu’on pouvait en manger jusqu’à 7 morceaux par jour ! Si je garde une toute petite douceur chaque jour, c’est bon, non ? Certes, réduire sa consommation est déjà un bon premier pas. Mais le problème avec le sucre, c’est qu’il est addictif. Manger du sucre tous les jours, même en petite quantité, ne fait qu’entretenir votre amour et votre goût pour le sucré. Résultat, on en veut toujours plus. Personnellement, ce n’est pas ce que je recommande. Si vous voulez vous libérer des griffes du sucre et des fringales qui vont avec, la solution c’est d’arrêter d’en consommer totalement au quotidien et de le garder en option pour certaines occasions

Vous pouvez vous fixer une fréquence. Par exemple, certaines personnes s’autorisent un dessert gourmand une fois dans la semaine (souvent le weekend). Pour ma part, je ne me suis jamais rien fixée. Je mange sucré seulement quand il y a une vraie occasion et que j’en ai envie, soit en moyenne et approximativement 1 fois tous les mois (voire tous les deux mois). Cela me permet de me sentir libre de choisir quand une occasion se présente par hasard.

À vous de juger et de choisir ce qui vous convient le mieux, selon votre quotidien, votre mode de vie et les résultats que vous souhaitez obtenir. Mais sachez qu’en arrêtant de manger du sucre tous les jours et en les remplaçant par de bons sucres naturels, vous en aurez de moins en moins envie et sûrement qu’avec le temps, vous espacerez vos moments plaisirs.

Condition n°2 : Mangez du sucre en petite quantité

Évidemment, s’autoriser un petit quelque chose de sucré de temps en temps ça ne veut pas dire “pump it up journée portes ouvertes” non plus ! Ce n’est pas parce que vous avez occasionnellement le droit qu’il faut vous jeter sur le pot de Nutella ou sur le gâteau d’anniversaire de tante Raymonde et vous gaver jusqu’à ne plus en pouvoir. Ça, c’est que qu’on appelle le binge eating en anglais, soit l’hyperphagie en français et ce n’est pas bon (du tout).

C’est ce qui arrive malheureusement très souvent quand on se prive de quelque chose. Or, supprimer le sucre de son quotidien ne doit pas être perçu comme une privation. Justement, cela n’en est pas une puisque vous avez le droit d’en manger ! C’est très important de le comprendre afin d’éviter que cela tourne à l’obsession. Supprimer le sucre n’est pas une punition et il n’est pas, tout d’un coup, devenu votre plus grand ennemi. Au contraire.

Mais alors, quelle quantité peut-on manger ? Ça, pareil, c’est à vous de juger. Je ne peux pas vous donner une quantité ou portion exacte, c’est impossible puisque tout dépend de l’aliment et de la quantité de sucre qu’il contient. La seule règle est de ne pas abuser. Et ça, je pense qu’on sait tous où sont nos limites. Une voire deux parts de gâteau, ça va. Mais 3, 4 ou 5 parts, là, ça commence à faire beaucoup !

Mais comment faire pour ne pas abuser ? Comment faire pour ne se contenter que d’une petite quantité ? Comme je l’ai dit plus haut, en supprimant le sucre de votre quotidien et en mangeant de vrais aliments créés par dame nature, vous aurez de moins en moins envie de manger sucré. Et à force, vous trouverez tout ce qui est sucré “trop sucré”. Une petite quantité vous satisfera donc amplement. Mangez également lentement et consciemment. Prenez le temps de déguster la douceur que vous vous êtes autorisé(e) en vous concentrant sur sa saveur. Ainsi vous en retirerez tout le plaisir et ne ressentirez pas le besoin de vous resservir. 

Condition n°3 : Ne culpabilisez pas (ou plus)

Souvent quand on mange sainement, dès qu’on fait le moindre écart, on ne se sent pas bien : on culpabilise, on s’en veut et on pense qu’on a tout gâché. Mais je me répète, vous avez le droit de vous faire plaisir de temps en temps ! Pareil si, lors d’un repas de famille, vous abusez du délicieux paris-brest préparé avec amour par maman, ce n’est pas grave, ne culpabilisez pas ! 

Vous savez, un écart, même un gros écart, s’il se fait rare, ne va pas ruiner tous vos efforts et vous faire reprendre tous vos kilos. Si vous mangez sainement la plupart du temps, manger une, deux ou trois parts de gâteau un soir, ne va pas tout gâcher. Si vous reprenez vos bonnes habitudes dès le lendemain, tout ira bien. Justement, c’est ça qui est beau quand on arrête de manger du sucre au quotidien : quand on en mange (occasionnellement, je n’insisterai jamais assez), on sait que c’est sans conséquences ! Et au pire, si vous abusez et/ou vous en ressentez vraiment le besoin, vous pouvez toujours éliminer cet abus en faisant une petite détox le jour d’après (comme le jeûne ou à la mono diète).

C’est tout à fait normal d’avoir du mal à se maîtriser quand il y a un événement. Notre cerveau n’en fait qu’à sa tête, il est occupé, distrait, excité… Allez c’est jour de fête, lâche-toi ! Bien sûr, vaut mieux faire attention. Mais si jamais vous commettez l’irréparable, ne vous en voulez pas, ça arrive à tout le monde (j’en ai moi-même été adepte…). Il faudra faire plus attention la prochaine fois et s’assurer que cela n’arrive pas trop souvent. 

Plutôt que de culpabiliser, profitez du moment. Profitez de ce moment de douceur que vous avez mérité (oui, vous le méritez puisque vous n’avez pas touché à quoi que ce soit de sucré de toute la semaine… pas vrai ?).

Condition n°4 : Soyez raisonnable

Bien que vous ayez le droit de manger du sucre de temps en temps, cela ne veut pas dire que êtes “obligé(e)” d’en manger dès qu’il y a une occasion. Vous avez aussi le droit de refuser une petite douceur si vous n’en avez pas envie ou si vous pensez que ce n’est pas raisonnable. Si vous jugez que niveau fréquence vous avez atteint votre quota de la semaine, alors n’allez pas plus loin. Pareillement, si vous savez que le petit caramel enrobé de chocolat est le chocolat de trop, arrêtez-vous là. 

Faites preuve de raisonnabilité et de bon sens.

Connaître ses limites et savoir se contrôler face au sucre sans ressentir ni frustration ni privation, ce n’est pas une pratique facile à maîtriser, mais ça s’apprend. Avec le bon état d’esprit, avec du temps, de la persévérance et surtout avec une alimentation saine et riche en nutriments au quotidien, il est tout à fait possible de vivre une relation saine avec le sucre (ouf !)

Photo par Alisa Anton sur Unsplash

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