Pourquoi faire du sport ?

Je ne vais pas vous surprendre en vous disant que le sport apporte de nombreux bénéfices. D’abord côté santé, puisqu’il permet de l’améliorer sur plusieurs points et d’éviter un certain nombre de maladies. Ensuite, d’un point de vue physique : perte de poids, brûlage de calories, de graisses, tonification, affinage, prise de masse… Et enfin, d’un point de vue psychologique : apaisement,  bonne humeur et meilleur moral général.

Généralement, bien sûr, nos motivations principales sont celles de la deuxième catégorie. Les bénéfices physiques. On veut perdre nos kilos superflus, se débarrasser de nos bourrelets qui nous complexent, s’affiner, se muscler, pouvoir enfiler un bikini cette été… Et je ne fais pas exception à la règle. J’ai rêvé de la silhouette parfaite pendant des années (plus particulièrement de perdre mes poignées d’amour et mon ventre un peu grassouillet !).

Mais, ce n’est pas de ça dont je veux parler. Parce qu’aujourd’hui, ma raison de faire du sport va bien au-delà de cette envie d’obtenir la silhouette de mes rêves.

Mon but, voire même mon besoin, c’est de renforcer mon mental.

Vous allez peut-être me dire, heu… ça veut dire quoi “renforcer son mental” ?

J’y viens tout de suite !

Mais avant de continuer, sachez qu’avec cet article, je participe à un événement inter-blogueurs. Un “carnaval d’articles”. C’est Emmanuelle, du blog Always au top de moi qui a lancé cet événement en proposant à tout(e) blogueu(se)r qui le souhaite d’écrire sur le thème du sport.

Pratiquer une activité physique peut se révéler être un vrai challenge. Et ce, pour tout le monde. C’est pourquoi le partage de différentes personnes sur leur rapport au sport, leur façon de l’intégrer à leur vie et surtout ce qui les pousse ou aide à ne pas abandonner, pourra intéresser bon nombre d’entre vous. Vous vous identifierez sûrement à un ou quelques uns de ces témoignages, et peut-être même qu’ils vous inspireront ou vous aideront à faire du sport votre mode de vie.

Une fois l’événement terminé, Emmanuelle regroupera tous les articles en un pour faciliter leur accessibilité. Je mettrai un lien ici dès que ce sera fait.

Maintenant, place à mon témoignage.

Renforcer son mental : qu’est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire ne plus laisser votre tête dicter votre vie et vos actions. Vous savez, quand votre petite voix intérieure vous dit de vous pavaner dans le canapé devant la télé plutôt que de faire votre séance de sport. Quand elle vous dit de rester au chaud plutôt que d’aller à la salle, parce que dehors il pleuviote et qu’il ne faut que vous risquiez d’attraper un rhume. Quand elle reporte vos rendez-vous sportifs chaque semaine parce que vous avez d’autres priorités. Ou encore quand, en pleine séance, elle vous ordonne fermement d’arrêter de vous faire souffrir parce que vous n’en pouvez plus et que vous en avez déjà fait assez.

Renforcer son mental, c’est apprendre à ne plus écouter cette petite voix dans notre tête. C’est être assez fort mentalement pour garder motivation et volonté de fer à toute épreuve.

Quand notre tête prend le pouvoir

Vous le savez, une des choses les plus difficiles en sport, c’est de s’y mettre… puis de s’y tenir ! La motivation et le maintien de cette motivation sur la durée n’est pas quelque chose de facile à maîtriser.

Parce que faire du sport, c’est dur. C’est du travail, de la sueur, des douleurs mais surtout beaucoup d’efforts ! Et nous, ben, on n’a pas le temps, on est très occupé, on n’a pas la tête à ça, on a des soucis, on n’est pas d’humeur, on est fatigué, on a la flemme, on n’a pas envie… et puis, il fait froid aussi ! Du coup, on passe souvent volontiers à côté de la séance qu’on avait prévu de faire, puis de celle du lendemain, celle du surlendemain… puis toutes celles de l’année.

Mais tout ça, ce ne sont que des excuses. Des excuses que notre tête fait passer pour des situations insurmontables et plus importantes que quelques minutes de cardio. Pourtant, on le sait, l’activité physique nous permet justement de nous changer les idées. Mais on cède malgré tout, parce qu’on n’est pas assez fort(e) mentalement pour lui tenir tête… à notre tête !

Pourtant quand on abandonne, surtout quand on saute une séance, les conséquences sont assez lourdes psychologiquement. Quand on ne fait pas ce qu’on s’était promis de faire, on se blesse soi-même intérieurement. On s’en veut de ne pas l’avoir fait ou de l’avoir fait à moitié, on se déçoit, on culpabilise. Ce qui fait qu’on affaiblit notre moral. On se sent nul. Mais, on affaiblit également notre mental ! Parce que plus on passera son tour, plus ça deviendra une habitude.

À l’inverse, tenir ses engagements, se bouger, pratiquer une activité physique régulière malgré les tracas de la vie, malgré notre démotivation totale ou notre baisse de moral, y faire face sans abandonner… ça, par contre, c’est avoir un mental d’acier.

Quand nous reprenons le pouvoir

Prendre le pouvoir sur notre tête n’est pas chose facile. Loin de là. Et ça ne concerne pas seulement le sport mais pleins d’autres domaines. Qui n’a pas commencé la nouvelle année plein(e) de bonnes résolutions mais a abandonné au bout de quelques semaines ? Respecter son contrat, faire sa séance ou la faire entièrement, malgré toutes les excuses que notre tête peut nous déballer, c’est se rebeller et aller à l’encontre de ce qu’elle nous dit.

J’ai moi-même cédé et abandonné à la moindre contrariété tellement de fois dans la passé. Mais à force, j’en ai eu ras le bol. Je ne voulais plus être cette personne qui ne tient pas ses propres promesses, qui se dit aimer le sport ou être “sportive” mais qui n’est pas fichue d’enfiler sa tenue à chaque fois qu’elle a prévu de le faire. Je ne voulais plus être cette personne sur qui je ne peux jamais compter. Parce qu’à chaque abandon, c’était une déception de plus. À chaque abandon, je ne faisais qu’affaiblir ma confiance et mon estime envers moi-même. Je voulais tellement être comme ces personnes qui se tiennent à leur pratique quoi qu’il arrive, qui ne semblent jamais échouer. Je les admirais (et les admire toujours d’ailleurs). Je me disais que si ces personnes y arrivaient, c’était parce que moi j’étais nulle, faible et incapable et qu’elles, elles étaient fortes et meilleures que moi.

Puis avec de la pratique, j’ai réalisé que, peu importe qu’on soit sportif(ve) du dimanche ou grand(e) sportif(e), faire sa séance requiert des efforts et du travail pour tout le monde. Personne n’a plus de facilités. Ce n’est pas quelque chose d’inné. Qu’on ai un niveau élevé ou qu’on débute, on est tous derrière la même ligne de départ. Si des personnes y arrivent, je dois pouvoir le faire aussi !

En fait, la seule chose qui différencie une personne sportive d’une personne sédentaire, c’est justement cette force mentale. Une capacité que tout le monde peut se forger avec un peu de volonté.

C’est bien beau tout ça. Mais dans la pratique, ça donne quoi ? Comment on fait pour développer sa force mentale ?

On renforce son mental en arrêtant de réfléchir

Notre tête nous dit de ne pas faire notre séance en nous balançant un tas d’excuses. Qu’on y prête attention ou pas, il ne faut même pas discuter. Parce que notre tête est maligne. Elle a une réserve pleine d’arguments des plus convaincants. Ne discutez pas avec elle parce qu’elle aura toujours quelque chose à dire, elle ne s’arrêtera pas. Donc on le fait, quoi qu’elle en dise.

Votre tête vous dit que vous avez “grave la flemme” d’aller courir. Cool, mais vous allez enfiler vos baskets quand même. Votre tête vous dit que vous avez plein de choses à faire et que vous n’avez pas le temps de faire une séance. Cool, mais vous revoyez vos priorités et vous vous débrouillez pour caser quelques minutes dans votre emploi du temps. Votre tête vous dit que vos abdos brûlent et que vous avez mal. Mince… tanpis, vous faites votre dernière série quand même !

On y va, on le fait, point. Sans réfléchir. Comme si une force surnaturelle avait le contrôle sur notre corps et tous nos mouvements.

On renforce son mental en ne se laissant pas submerger par ses émotions

On est tous constamment envahi d’émotions, que ce soit des émotions positives ou négatives. Bien sûr, c’est plus facile de se motiver et de faire sa séance de sport quand on ressent de la joie, quand on est de bonne humeur. Mais quand c’est l’inverse, quand on a un coup de blues, quand on est en colère, quand on est contrarié par tous nos soucis… c’est plus difficile.

Mais il faut aller au-delà de ça et ne surtout pas les utiliser comme excuses. Au contraire, dans ces moments là, il faut se rappeler que le sport aide à se sentir mieux et à se changer les idées ! Le sport apaise les maux. Il permet de déstresser, de relativiser et d’améliorer notre humeur générale, et même à terme, de mieux apprendre à gérer ses émotions.

On renforce son mental en visualisant l’après

Visualiser nos ressentis si on ne fait pas notre séance. On sait qu’on va le regretter, qu’on va s’en vouloir. On sait qu’on va se décevoir de ne pas tenir ses engagements, d’être aussi “faible” et d’abandonner aussi facilement. Et on n’a pas besoin de ça.

Mais il faut aussi visualiser ce qu’on va ressentir si on le fait ! Parce qu’après une bonne séance, on ne se sent pas seulement apaiser et de meilleure humeur. On ressent beaucoup d’autres émotions positives : de la satisfaction, de la fierté… Fier(e) de l’avoir fait, fier(e) d’avoir tenu tête à notre voix intérieure, fier(e) de s’être surpassé(e).

Ces sentiments là sont évidemment bien meilleurs que les sentiments ressentis après abandon ! Il valent largement cette demi-heure de sueur et de douleurs ! Et en plus, ils permettent d’améliorer notre estime et confiance en nous. Ce sont personnellement des sentiments auxquels j’essaie de m’accrocher et qui m’aide à tenir.

On renforce son mental en repoussant ses limites

En pleine séance, notre tête nous dit d’arrêter. On écourte notre séance parce que c’est trop dur et qu’on n’en peut plus. “Après cette série, j’arrête. J’en ai déjà fait pas mal”. On se fixe 15 répétitions mais… “10, 11……….. je m’écroule. Non, vraiment, je n’ai plus de force. Impossible de continuer”. Ou alors, même avant de commencer, on change notre planning et on fait 3 séries à la place des 5 prévues à la base. Parce que notre tête nous persuade que notre corps n’a pas la capacité ou la force de le faire. Alors qu’on peut toujours aller plus loin ! Quand notre esprit veut, notre corps peut !

On repousse ses limites en continuant même quand elle nous dit d’arrêter. On fini nos séries, nos mouvements, on court ces derniers kilomètres comme on avait prévu de le faire. Mais on peut aussi en faire plus : ajouter une série de pompes, allonger légèrement le temps de nos exercices, faire 30 secondes en plus de gainage ou courir quelques mètres en plus ! Même quand on a l’impression de plus en pouvoir.

On peut aussi varier les exercices et en essayer de nouveaux. Il ne faut pas se reposer sur les exercices qu’on maîtrise à la perfection, des exercices avec lesquels on est à l’aise, qu’on apprécie pour leur “facilité” et qu’on sait qu’on peut faire. Il faut en introduire d’autres, des exercices ou des séances plus difficiles, qui nous “challengent”. On augmente la difficulté des exercices qu’on connait, en ajoutant des poids, en augmentant la vitesse ou le nombre de répétitions.

Bref, on doit sortir de sa zone de confort en se lançant des défis, en se fixant de nouveaux objectifs. Et non pas se reposer sur des objectifs qu’on sait pertinemment qu’on va atteindre. Attention, on ne se lance pas non plus des défis trop difficiles, au risque de se dégoûter ou de redouter du sport. On fait ça petits pas par petits pas.

On renforce son mental en changeant son discours intérieur

“J’en peux plus, c’est trop dur, j’ai trop maaal…”. Ce discours négatif, il faut le changer et le transformer en discours positif. À la place, on se dit “je peux le faire, c’est dur certes mais j’ai la force de le faire, la douleur c’est dans la tête !”.

Quand il nous reste 3 séries à faire, on ne pense plus “pfff… encore 3 séries…” mais plutôt “super, j’ai déjà fait la moitié ! Plus que 3 !”. Quand on s’apprête à faire une séance, on ne pense plus “pfff 30 minutes, ça va être long… 30 minutes de souffrance” mais plutôt “30 minutes ? Qu’est-ce que 30 minutes ? Rien du tout. Let’s go !”. Il ne faut pas non plus voir le sport comme une obligation ou un sacrifice qu’on doit faire à cause de nos kilos en trop ou tout autre aspect négatif. Mais le voir comme un choix, comme quelque chose qu’on veut faire parce qu’on l’a décidé pour nous et notre bien-être. Un choix qu’on accepte, qu’on respecte et dont on est fier(e).

Il faut s’auto-motiver par notre discours interne. Il doit devenir notre fidèle partenaire qui est toujours là pour nous aider à ne pas lâcher malgré les épreuves.

Conclusion

Ah ! Si seulement ça pouvait être aussi facile ! Les débuts, surtout, sont de vrais challenges. Mais avec du temps, de la pratique et beaucoup d’efforts, on peut y arriver. Plus on s’efforce à lutter et à résister à notre voix intérieure, plus on renforcera notre mental et ça deviendra de moins en moins difficile les fois d’après.

Que je vous arrête tout de suite, je suis loin d’avoir acquis un niveau de force mentale élevée, voire même moyen ! Même si pour la première fois cette année, j’ai réussi à maintenir une activité physique régulière sur la durée, avec, bien sûr, des bas… mais avec beaucoup de hauts aussi ! J’ai encore d’énormes progrès à faire mais au moins, j’ai compris le rôle et l’importance d’un bon état d’esprit et de l’entraînement mental pour faire du sport un véritable mode de vie !

Rappelez-vous que tout se joue dans la tête. Vous pouvez le faire. On peut toutes et tous le faire ! 

Crédit photo

Ayo Ogunseinde sur Unsplash

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