Émotions, pulsions et craquages alimentaires : confidences


Mon expérience, Parlons peu, parlons bien /

Depuis bien deux ans maintenant, j’ai une bonne hygiène de vie. Je mange sainement, sans sucre au quotidien, et fais du sport régulièrement. J’ai réussi, tant bien que mal, à surmonter mes plus grosses difficultés passées (notamment une relation très malsaine avec la nourriture) et ai adopté un mode de vie sain mais surtout, et c’est important, un mode de vie qui me correspond, à moi et mes attentes.

Mais même si, comparé au passé, je parviens à maintenir ce mode de vie assez aisément, ça ne veut pas dire que c’est tout le temps facile et que je gère tout à la perfection. Évidemment que non. Vous faire croire ça serait de l’hypocrisie totale (je serais une grosse mytho si vous préférez). Bien sûr que je rencontre encore quelques obstacles. Certaines de mes difficultés n’ont pas totalement disparu et il arrive que, de temps en temps, elles me fassent faire fausse route.

De nos jours, sur nos blogs et sur les réseaux sociaux, et surtout depuis que la “mode” du healthy est à son apogée, on renvoie souvent l’image de personnes à la vie parfaitement saine. C’est normal puisqu’on publie généralement nos meilleurs moments. Mais ce qu’on publie n’est qu’une infime partie de notre réalité. Une réalité qui n’est jamais aussi facile ni parfaite. Non, ce n’est pas toujours tout beau tout rose dans ma vie et je n’ai pas envie de donner cette impression. Moi aussi, j’ai mes faiblesses et j’avais besoin de vous en parler ici, dans cet article.

C’est également ce qui m’a donné l’idée et l’envie de lancer l’événement interblogueurs Vivre sainement : mes difficultés au quotidien. Je voulais que vous compreniez, à travers les témoignages de blogueurs et blogueuses ayant adopté un mode de vie sain, que ce n’est facile pour personne. Même celles et ceux qui semblent vivre parfaitement healthy rencontrent des difficultés. On est tous humains après tout. (L’article récapitulatif avec tous les témoignages arrive très bientôt, promis !)

Attention, je le rappelle, c’est totalement OK de ne pas avoir un mode de vie 100% sain. On a aussi le droit de se faire plaisir et de se détendre avec des choses ou activités un peu moins saines (en mode Have a break, have a Kitkat !). Parce que, zut alors, c’est la vie quand même ! Mais c’est OK si c’est fait, la majorité du temps, avec modération. Ce qui n’est pas toujours la chose la plus évidente à faire, qu’on se le dise.

Cet article, qui compte comme participation à l’événement cité plus haut, n’était pas facile à écrire ni à publier. Mais je voulais être entièrement transparente sur ce sujet. Considérez-le comme un article confidences. Des confidences qui, à mes yeux, sont importantes. Car quand tout va bien, tout va bien, c’est cool. Mais quand ça ne va pas, ça ne va pas, et c’est aussi bien de se le dire et de ne pas en avoir honte (pas vrai, Laura ?).

PS : J’ai souhaité inclure quelques GIFs (petites images rigolotes), histoire d’apporter un semblant d’humour sur un thème qui n’est pas des plus “funs”. J’espère que ça vous amusera autant que ça m’a amusée 🙂

Une de mes plus grandes difficultés, c’est mon impuissance face à mes petites pulsions alimentaires, très souvent liées à mes émotions. Vous savez, cette envie ou ce besoin soudain et quasi irrésistible de manger quelque chose alors qu’on n’a même pas faim. Ça vous dit quelque chose ?

Attention, petite parenthèse. Ici, quand je parle de pulsions alimentaires, je ne parle pas des fameux écarts. Ceux-ci font entièrement partie d’une alimentation équilibrée car ils nous aident à tenir psychologiquement sur la durée et à garder notre organisme réactif. Je ne parle pas non plus des compulsions alimentaires (dont j’ai été adepte quelques années et pour lesquelles je consacrerai un article prochainement) qui sont bien plus graves, plus violentes et plus fréquentes, et qui relèvent du trouble du comportement alimentaire. Souvent les termes s’entremêlent et on a du mal à cerner vraiment de quoi on parle. C’est pour ça que je préfère le préciser. Pour moi, en tout cas quand j’en parle ici dans cet article, les pulsions se trouvent entre les deux. Elles ne sont généralement pas aussi excessives ou brutales, ni aussi fréquentes que les compulsions, mais ce ne sont pas non plus des écarts vraiment contrôlés ni prévus.

Alors oui, de temps en temps, il m’arrive d’avoir des petites pulsions qu’il m’est difficile de contrôler. Bien que parfois, aucune raison apparente ne semble justifier ces pulsions, souvent elles surviennent lorsque quelque chose me tracasse ou quand je ne vais pas bien. Un moment de solitude, d’ennui, une journée stressante, ou un coup de mou… bref, une émotion désagréable et hop ! Je craque et je mange.

Cependant, je dois dire que j’ai fait d’énormes progrès de ce côté. Même si cette difficulté est toujours d’actualité et me joue encore des tours de temps à autres, je craque beaucoup moins souvent que dans le passé, et surtout moins excessivement. Avant, c’était quasi systématique, un rien me faisait craquer. Aujourd’hui, je n’accumule plus craquages sur craquages et, même quand je craque, je sais me raisonner et m’arrêter (avant le drame).

De même, je ne me tourne quasiment plus vers les produits sucrés. Je ne dis pas que ça ne m’arrive jamais, mais c’est plutôt rare. Et puis même quand ça arrive, je ne ressens plus autant de plaisir. C’est assez étrange. Je me souviens qu’avant, je pouvais engloutir un paquet de biscuits chocolatés entier pour assouvir mes besoins émotionnels. Maintenant, j’ai beau ouvrir le placard dans lequel se trouve quelques produits sucrés (car je ne vis pas seule), rien ne me fait envie. Ça peut paraître impensable comme ça, mais c’est vrai. Je m’en étonne moi-même à chaque fois.

Mais ne vous y trompez pas, dans ces cas là, je ne craque généralement pas sur des carottes ! Bien qu’il m’arrive aujourd’hui de craquer sur des choses plus saines (mais d’en manger plus que ce que je ne devrais), en général, je suis plutôt attirée par des choses qui ne répondent pas forcément au nom d’aliment sain, si vous voyez ce que je veux dire. Des choses que je n’ai plus l’habitude de manger au quotidien et qui ne sont en aucun cas mieux que le sucre.

C’est bien connu, la nourriture apaise nos maux, surtout les aliments à haute teneur en sucre et en graisse. Elle nous réconforte quand on est triste, comble un vide ou un manque quand on s’ennuie, ou encore nous permet de déstresser après une longue journée. En gros, la nourriture nous calme et permet de nous faire oublier nos malheurs le temps d’un instant. Pour ma part, il m’arrive aussi d’utiliser la nourriture comme “punition”. Quand je suis envahie de pensées négatives envers moi-même (je manque un tantinet d’harmonie intérieure), je mange pour me punir d’être aussi nulle (oui, vive l’ambiance !). D’ailleurs j’ai remarqué que c’est parfois dans ces cas-là que je me tourne vers les produits sucrés, bizarrement.

Une émotion désagréable peut être tellement envahissante qu’on a qu’une envie, c’est de la faire taire pour ne plus la ressentir. Et, inconsciemment, c’est exactement ce qu’on fait avec la nourriture. Quand quelque chose nous tracasse, on ne cherche pas à comprendre pourquoi. D’ailleurs, la plupart du temps, on ne se rend même pas vraiment compte que quelque chose nous tracasse. On se dirige vers le frigo ou le placard, comme si nous étions en pilote automatique, à la recherche de ce qui pourra venir calmer cette émotion, mais sans réaliser que c’est cette même émotion qui dicte notre comportement.

Notez qu’il est aussi tout à fait possible de craquer quand tout va bien, pour se récompenser ou pour célébrer quelque chose par exemple, histoire de faire perdurer le plaisir. Et puis, il y a aussi tous pleins d’autres manières de faire taire une émotion désagréable.

Mais ces petits craquages alimentaires… c’est grave docteur ? Difficile d’y répondre. Je n’ai pas envie de vous dire non au risque de vous faire croire que ça n’a aucune incidence et que vous pouvez vous lâcher. Mais je ne veux pas non plus vous dire oui pour que vous vous sentiez frustré constamment et vous fassiez la misère au moindre petit faux pas.

En fait, ça dépend. Bien sûr, c’est mieux d’éviter de le faire puisque, vous vous en doutez, ce n’est pas une solution. Mais disons que ce n’est pas gravissime en soi et ne porte pas à conséquence si, et seulement si, ça arrive occasionnellement et que c’est fait raisonnablement. C’est une réaction disons normale qui peut effectivement aider sur le coup et à laquelle il ne faut pas avoir honte. Par contre, à partir du moment où ça devient une habitude ou un réflexe dès qu’on rencontre la moindre contrariété, là, c’est plus problématique, tant d’un point de vue de santé physique que mentale (mais ce qui ne veut pas dire qu’il faille en avoir honte pour autant !).

Même si elle procure un certain mieux-être sur le moment, la nourriture n’efface pas nos émotions désagréables. Ni aucun comportement de ce genre d’ailleurs. Elles disparaissent peut-être sur le coup mais elles ne sont jamais bien loin. En fait, on ne fait que de les remettre à plus tard, rien de plus, et cela ne résout en rien le problème qui se cache derrière ces craquages ou ces émotions. En plus, s’en suit généralement regrets, culpabilité, voire même haine envers soi-même, ce qui n’aide évidemment pas à se sentir mieux.

De plus, et cela a été prouvé, une mauvaise alimentation affecte notre moral. Le sucre, notamment, fait partie des aliments plombeurs de moral. D’ailleurs, il est sûrement en tête de liste. Je sais, ça peut paraître absurde comme ça, mais une (sur)consommation régulière de sucre peut causer changements d’humeur, baisses de moral, anxiété, voire même dépression (entre autres). Avoir recours à ce genre d’aliments n’arrange rien, surtout sur le long terme. Et c’est sans compter la prise de poids et les problèmes de santé que ces pulsions peuvent engendrer et qui, eux aussi, affectent humeur et estime de soi.

Finalement, en adoptant ce genre de mécanisme de défense, on aggrave nous-même notre mal-être en se créant des tas de nouvelles émotions désagréables. Et qui dit nouvelles émotions désagréables, dit besoin de les faire taire à nouveau. Comment ? Je vous laisse deviner !

Mais alors comment sortir de ce cercle vicieux ? Comment faire pour vaincre ces pulsions alimentaires et ne plus les laisser dicter notre quotidien et nous empêcher de vivre sainement ?

Voici quelques pistes. Ce sont des choses qui m’ont personnellement aidée à réduire considérablement mes pulsions et craquages alimentaires. Mais sachez tout de même que c’est un sujet très complexe et qui peut-être lié à pleins de choses différentes et, de ce fait, je ne prétends pas que ces solutions et conseils soient à même de fonctionner pour tout le monde (mais je l’espère).

Adopter une alimentation saine et variée. Si, comme je le disais, une mauvaise alimentation nuit à notre cerveau et affecte notre moral, une bonne alimentation, elle, va les nourrir de bonnes vibes. Une alimentation diversifiée à base de produits bruts (ou le moins transformés possible) et pleins de nutriments réduit les risques de chutes de moral et, de ce fait, les risques de craquages. Et, juste pour info, une alimentation saine ne se résume pas qu’à des graines et des salades !

De plus, il faut savoir qu’une carence nutritionnelle, causée par de mauvaises habitudes alimentaires, peut aussi être à l’origine d’une pulsion alimentaire. Si le corps manque de quelque chose, il sait nous le faire savoir. C’est comme ça que se crée l’envie, voire le besoin irrésistible de manger quelque chose de pas très sain. Par exemple, un repas riche en glucides raffinés (pâtes blanches, pain blanc et sucre en dessert), peut causer de l’hypoglycémie. L’hypoglycémie se traduit par un manque de sucre (glucose) dans le sang. Ce qui explique pourquoi, après un tel repas, on ressente l’envie de quelque chose de sucré à tout prix. D’où l’importance de manger sain mais aussi varié, afin d’apporter à l’organisme tous les bons nutriments dont il a besoin et s’assurer qu’il ne manque de rien.

Salut p’tite garce !

 Faire la paix avec TOUS les aliments. J’ai compris que beaucoup de mes pulsions et craquages alimentaires étaient intimement liés à l’image que je me faisais encore de certains aliments (ou que je me fais encore…). Une image qui, elle-même, était liée à mes émotions. Même si j’ai fait la paix avec la nourriture en général, il n’y a pas si longtemps, je faisais encore quelques diabolisations. Comme la baguette par exemple, mon péché mignon. Je me l’interdisais formellement. Or diaboliser certains aliments, ou catégories d’aliments, c’est comme en avoir peur. Cela génère stress et frustration, qu’on soit face à ces aliments ou pas, qui sont des sensations désagréables. Ce qui nous rend encore plus sensible à la moindre contrariété, et, de ce fait, nous rend plus susceptible de craquer.

Oubliez donc cette notion de privation et ne diabolisez aucun aliment. Pas même le sucre. Bien sûr, c’est important d’arrêter d’en consommer quotidiennement et pour bien des raisons. Mais ça ne veut pas dire qu’il faille lui dire adieu et le classer parmi les aliments “interdits” ou “mauvais”, surtout si vous êtes un bec sucré. Auquel cas vous vous sentirez frustré constamment et craquerez très souvent, notamment sur cet aliment que vous diabolisez. C’est psychologique.

Mais vous verrez que quand on perd l’habitude de manger sucré, on en a de moins en moins envie avec le temps, même quand on ne se sent pas au top du top. Et je ne suis pas la seule à le dire, beaucoup de personnes l’attestent. Ça vaut le coup d’essayer, non ?

JAMAAAAAAIIIISSS !!

Ne pas culpabiliser. Et si, malgré tout, je craque, si je fais un petit excès alimentaire, je ne culpabilise pas. Tout du moins, je m’efforce de ne pas culpabiliser. Je vous avoue que c’est quelque chose que j’ai encore du mal à faire (qui est sûrement lié à mes petites diabolisations) mais qui est pourtant hyper, hyper important. La culpabilité, c’est le sentiment d’avoir fait quelque chose de mal et de s’en vouloir de l’avoir fait. Ce sentiment est très néfaste car, étant très désagréable, il nous entraîne souvent à poursuivre de tels comportements et à en abuser.

Comme je l’ai déjà dit, manger sous le coup d’une émotion est une réaction tout à fait normale et commune à tous. Il ne faut surtout pas en avoir honte ni psychoter pendant des heures et des heures juste parce qu’on a craqué. Il y a des limites, qu’il faut connaître, certes, mais sans non plus se mettre la pression ni se juger nul ou faible dès qu’on dépasse ces limites. Sinon, on continuera de plus belle. En plus, craquer une fois de temps en temps ne gâchera pas tous nos efforts. Alors, on accepte “nos petites faiblesses”, on se reprend et on sourit ! C’est ça aussi être en paix avec la nourriture (et avec soi-même !).

T’inquiète pas, on est tous nuls.

Faire face à ses émotions. Mais parfois, changer son alimentation et son regard envers la nourriture ne suffit pas. Parfois, certains de nos émotions désagréables continuent de nous embêter et de nous faire craquer. C’est là que l’introspection intérieure commence : il faut comprendre pourquoi ça ne va pas en faisant face à ses émotions. Heu… et comment ?

D’abord, on accueille nos émotions, c’est-à-dire qu’on ne tente plus de les fuir ni de les faire taire, mais on les laisse nous traverser sans jugement ni réaction. Dès que l’envie de manger survient subitement, au lieu de se jeter sur la nourriture tout de suite, on attend. On attend et on observe ce qu’il se passe. Puis, une fois qu’on a compris qu’une émotion passait par là, on l’écoute. Je sais que ça peut paraître un peu trop spirituel comme ça, mais toutes les émotions sont porteuses d’un message : elles nous informent tout simplement sur ce qui va et ce qui ne va pas. En gros, s’il y a émotion, il y a élément déclencheur. À nous de mettre la main sur l’élément déclencheur de l’émotion désagréable et, si possible, améliorer la situation (intérieure ou extérieure) afin de ne plus subir cette émotion, soit sur le coup, soit même dans le futur. Sinon, modifier notre perception ou interprétation de la situation.

Par exemple (c’est toujours mieux avec un exemple), je me trouve devant le frigo avec cette très forte envie de manger quelque chose, peu importe quoi. Je m’arrête et je réfléchis. J’essaye de comprendre pourquoi cette envie soudaine. Est-ce que j’ai faim ? Non. Est-ce que quelque chose me tracasse ? Est-ce que j’ai besoin de combler ou de camoufler quelque chose ? Peut-être bien. Qu’est-ce que c’est ? Et pourquoi ? Une fois qu’on met un nom sur notre émotion et sur ce qui cause l’émotion, on respire profondément. Puis, selon ce qu’on ressent, on relativise, on appelle un ami, on règle un conflit s’il y en a un, on trouve un moyen de se relaxer, on va marcher… Il faut faire face au problème en agissant de façon adéquate et effective, et non pas en se jetant sur le pot de crème glacée (ce qui, comme on l’a vu, n’arrange rien du tout).

C’est pas juste !

C’est loin d’être une pratique évidente. Je suis moi-même loin d’être une pro ! Mais à force d’entraînement, les émotions désagréables deviennent moins intenses et moins envahissantes, et, du coup, on ressent de moins en moins le besoin de les camoufler avec de la nourriture. En fait, on apprend à vivre avec ! Il faut comprendre que les émotions et le mal-être ne sont pas une fatalité et que, finalement, ce ne sont pas nos émotions ni même la vie qui nous empêchent de vivre sainement, mais plutôt notre façon de faire face à la vie, à ses tracas et à nos émotions.

Souvent, quand on pense bien-être, on pense bien-être physique. Mais ce n’est pas tout. Le bien-être psychologique est aussi à prendre en compte. La tête est un des piliers les plus importants lors d’une remise en forme. Voir même le pilier le plus important. C’est pourquoi quand on part à la quête d’une vie saine, il faut adopter une approche holistique, c’est-à-dire prendre soin de son être dans sa totalité, car négliger une partie pourra avoir des répercussions sur l’autre, et de ce fait, sur notre vie.

Il existe tout pleins d’outils pour nous aider à mieux vivre nos émotions, et mieux gérer les tracas de la vie. La méditation (ou la pleine conscience) est une des techniques les plus efficaces et une technique que j’ai personnellement testé (voir ici). La relaxation, l’imagination, la respiration, le yoga sont également des techniques répandues et reconnues pour leur efficacité. Le sport est sans conteste une des activités les plus bénéfiques pour se sentir mieux dans sa tête. Je vous conseille aussi de vous mettre à la lecture de livres de développement personnel. Il en existe des tonnes avec des exercices très utiles (des exercices qu’il faut mettre en pratique !). Mais si vous n’y arrivez pas seul(e), il existe tout pleins de blogs très utiles sur le sujet. Ou alors, en dernier recours, vous pouvez suivre une thérapie avec un spécialiste.

Je n’suis pas fou / folle !

Que puis-je vous dire ? Que personne n’est parfait ? Moi aussi, j’ai mes faiblesses. Moi aussi, des fois, je craque sur la nourriture. Pas seulement par gourmandise, pas seulement par pur plaisir, mais quand ça ne va pas. Et quand je craque, je ne mange pas forcément de bonnes choses. J’ai beau prôner la vie saine, la vie sans sucre, ça n’enlève en rien le fait que je sois humaine avant tout. Une personne humaine avec des émotions et des humeurs. Une personne humaine avec des hauts et des bas et à qui il arrive de craquer. Comme beaucoup d’autres personnes humaines. Franchement, qui ne l’a jamais fait ?

Est-ce que j’en ai honte ? Bien sûr. Enfin, j’en ai eu honte, pendant très longtemps. Honte de le dire, honte d’en parler, honte de l’avouer, même honte de me l’admettre à moi-même. Je n’assumais tout simplement pas. Mais aujourd’hui, si je vous en parle, c’est que je suis probablement sur la voie de l’acception, non ?

Est-ce que ça veut dire que je ne craquerai plus jamais ? J’en doute fort. Mais ce n’est pas grave. Aujourd’hui, je ne me considère plus prisonnière de mes pulsions et craquages et j’en suis bien contente. Ça fait du bien au moral et à la ligne ! Certes, j’en ai encore, mais tellement peu comparé à il y a quelques années.

Tant qu’elles n’empiètent pas sur votre vie et votre bien-être, vos petites pulsions alimentaires n’ont rien de bien méchant. Il ne faut pas en avoir honte ni s’en cacher. Par contre, si vous en souffrez, si vos pulsions et craquages sont récurrents et excessifs, s’ils vous empêchent de vivre sainement et d’atteindre vos objectifs, s’ils affectent votre vie et votre bien-être physique et moral, ainsi que votre santé, alors il faut y remédier.

Alors, mangez sainement. Donnez à votre corps et à votre cerveau les nutriments dont il a besoin pour fonctionner correctement. Mais surtout, faites la paix. Faites la paix avec la nourriture, dans son ensemble, mais aussi avec vos émotions, avec vous-même et avec vos comportements, et pulsions et craquages alimentaires prendront sûrement moins de place dans votre vie !

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