Fin de mon défi « abdos en 6 mois »


Mon expérience /
Ça y est, 2017 s’est éteinte… et 2018 entre en scène !

Tout d’abord, je vous souhaite à tous et à toutes une excellente et heureuse nouvelle année ! Qu’elle soit pleine de réussites, de joie, de santé, de nourriture saine, d’activités physiques (bien entendu)… mais surtout, pleine d’amour !

En ce tout début d’année, je vous écris afin de vous faire part du bilan final de mon défi.

Pour ceux qui me suivent, vous savez qu’en démarrant ce blog, je m’étais lancée le défi suivant : obtenir des abdominaux bien dessinés en 6 mois (mon rêve absolu depuis toujours 🙂 ).

Vous pouvez découvrir tous mes articles en rapport avec mon défi ici.

Pourquoi un défi et pourquoi celui-ci ?

Premièrement, c’était une façon plutôt chouette de démarrer ce blog ainsi qu’une motivation pour l’entretenir. Un engagement publique aide pas mal à tenir sur le long terme. Je voulais également tester ma volonté, me challenger et surtout, parvenir à aller là où j’avais échoué tellement de fois auparavant. Ce défi était aussi une manière d’en apprendre des tas sur l’alimentation ainsi que l’activité physique et de vous transmettre mes découvertes, mes réussites et mes échecs. Enfin, il allait me permettre de me prouver (et de vous prouver) qu’avec du travail, de la volonté et, dans mon cas précis, une bonne alimentation alliée à une pratique sportive régulière, on pouvait parvenir à toucher (voire embrasser) ses rêves.

Le bilan final

Que je vous prévienne tout de suite, le bilan que je m’apprête à vous révéler n’est pas des meilleurs.

En effet, je n’ai pas tenu mes engagements jusqu’au bout. J’ai échoué et inutile de vous dire que j’en suis très peu fière.

L’honnêteté étant un de mes mots d’ordres, je ne pouvais pas vous le cacher et faire comme si tout s’était passé comme sur des roulettes.

Cependant, j’ai quand même bossé les premiers temps !

Les quatre premiers mois furent relativement « bons » : un suivi correct d’une alimentation saine et de séances sportives, accompagnés d’assez bons résultats. Malgré quelques baisses de motivation par ci par là et quelques erreurs de parcours, je dois admettre que je fût assidue dans mon travail.

En fin de quatrième mois, je m’étais engagée officiellement (oui, attends, je ne rigole pas !) à affronter mes deux derniers mois en redoublant d’efforts. J’allais faire attention aux écarts et intensifier les séances de musculation. Je m’en souviens encore, j’étais méga super déterminée.

Et j’étais d’ailleurs très bien partie !

Mais il s’avéra que la dernière ligne droite fût… catastrophique.

Oh la belle vie… avec ses hauts et ses bas

Je ne rentrerai pas dans les détails mais il y eu d’abord une grosse baisse de moral ainsi que quelques conflits intérieurs. M’envahirent de grands moments de doutes et de remises en question sur ma vie en général. J’ai broyé du noir un petit moment. Puis, comme ça ne suffisait pas, quelques autres soucis sont venus mettre un peu plus d’ambiance à la fête.

Tout cela ne m’a évidemment pas aidée à suivre correctement mon défi.

Mais je n’accuse pas tous ces problèmes personnels. Ils ne sont en rien des excuses et je ne les utiliseraient jamais comme tels. La vie est ainsi. On a tous de très bons moments comme de très mauvais, il faut faire avec, en essayant de ne pas se laisser abattre par les évènements les moins marrants. Facile à dire mais j’aurais dû les affronter tout en continuant à prendre soin de moi.

Mais je ne l’ai pas fait. J’ai même fait tout l’inverse.

Excès en tout genre

J’ai d’abord commencé par perdre le contrôle et la force de me raisonner. Puis, au fur et à mesure, j’ai perdu toute envie de me faire du bien. Ma volonté s’est complètement volatilisée et mes objectifs n’étaient plus qu’un lointain souvenir.

J’ai plus ou moins abusé de malbouffe : fast-food, plats préparés, pizza surgelées, gâteaux apéros, pain blanc (mon pêché mignon)… J’ai également bu beaucoup plus d’alcool et à une fréquence plus soutenue que j’en ai l’habitude. Que je vous rassure toute de suite, je ne suis pas devenue une poivrote ! Je me suis d’ailleurs calmée. J’ai aussi retouchée à la cigarette. C’est idiot, je sais, et cela n’a pas de rapport avec mon défi mais je tenais à le préciser et être totalement transparente avec vous. Même si sur ce point, je suis décidée à ne pas retomber dans le piège. Et pour finir, j’ai stoppé net mes séances de sport. Je ne me suis pas bougée les fesses depuis environ 1 mois.

Bref, j’ai fait tout le contraire de ce que je prône et incite les gens à faire depuis que j’ai changé de mode de vie et depuis la création de ce blog.

Le seul point « positif » dans tout ça (s’il faut en trouver un histoire de ne pas se sentir entièrement nulle) c’est que, dans mes envies volontaires d’excès, je n’ai jamais réellement été attirée par le sucre. Bien sûr, j’en ai consommé à Noël et au jour de l’an. Mais à part ces occasions là, je n’y ai pas touché. Comme quoi, on peut vraiment s’en défaire.

Quand on chute, autant bien le faire

Comme beaucoup de personnes font dans les moments de coups durs, je me suis réfugiée dans le malsain.

C’était peut-être une façon de soulager mon mal-être ou de me réconforter, mais je l’ai aussi ressenti comme une sorte de vengeance. Une vengeance contre la vie qui paraissait si injuste et si sombre. C’est stupide. Cela ne sert strictement à rien et, finalement, je m’auto-sabotais.

Puis, ma « vengeance » me faisant aller totalement à l’encontre de ce que je prônais depuis quelques temps, je culpabilisais. Je m’en voulais de gâcher tout mon travail, mes efforts, mes résultats et d’être aussi faible. C’est bien beau de donner pleins de conseils aux gens, de leur faire de jolis speech « Mangez mieux ! Bougez plus ! Comme moi ! Hihi ! » (imaginez le rire niais de la fille parfaite… que je ne suis pas) alors que je ne le fais pas moi-même. Quelle honte, quelle déception. Du coup, comme j’étais si nulle, je me punissais encore plus « Tiens, bouffe, reprends tes kilos et ta graisse, tu ne mérites pas mieux ! »

Sans échec pas de morale – Simone de Beauvoir

Cet article me tenait à cœur car j’avais besoin de vous montrer ma réalité. Personne n’est parfait, on fait tous des erreurs, moi la première. Je ne voulais pas renvoyer une fausse image de moi, de la fille super « healthy » qui arrive à prendre soin d’elle sans difficultés. C’est si facile de faire croire que tout va bien, de montrer que les bons côtés quand on est derrière son ordinateur. Mais, même si ce n’est pas évident d’admettre ses échecs et de parler de ses faiblesses, je me devais de le faire, sinon mon blog n’aurait plus eu aucun sens à mes yeux.

Et puis, les erreurs sont sources d’apprentissage, les chutes sont faites pour se relever plus fort(e) et les échecs servent à rebondir. N’est-ce pas ?

J’ai tout de même réussi à a obtenir des résultats : je n’ai pas encore mes abdos bien dessinés mais j’ai un brouillon, encore plus ou moins visible, c’est mieux que rien. Et puis, malgré l’échec final, j’ai appris et compris des tas de choses :

★ d’abord, cela m’a permis d’en apprendre un peu plus sur l’alimentation et l’activité physique et j’en suis très contente. Mon intérêt pour ce domaine ne cesse de s’agrandir

★ j’ai eu (re)confirmation que la malbouffe, l’alcool et la sédentarité étaient réellement liés au mal-être. Mon physique, ma santé et ma tête en ont pris un coup et je me suis sentie encore plus mal que je ne l’étais avec tous ces excès, autant physiquement que moralement

★ je me suis rendue compte qu’avec un temps imparti, des règles à suivre et des résultats à prouver publiquement, je me donnais trop la pression. Dès le moindre écart ou la séance de sport manquée, je culpabilisais. Un stress permanent bien trop nuisible au moral. Je suis convaincue qu’un engagement publique aide à garder la motivation mais il faut que j’apprenne à ne pas faire d’un défi une compétition internationale

★ j’ai compris à quel point ce mode de vie sain et sportif m’est indispensable. Je ne souhaite pas m’arrêter ici. J’ai fauté, certes, mais je me relève et reprends doucement le bon chemin. Je suis convaincue que l’alimentation et le sport aident à viser le bien-être, bien que pas entier. Dans mon cas, je sais que j’ai besoin de plus et que j’ai un gros travail sur moi-même à faire.

Qui dit nouvelle année, dit nouveau départ

Tout n’est pas au beau fixe mais j’ai retrouvé ma volonté et je démarre 2018 déterminée avec en prime d’autres projets en tête ou en cours.

Je ne dirais plus « je m’engage officiellement à… » mais plutôt « je vais faire tout mon possible pour… » tout en étant consciente qu’il y aura toujours des obstacles sur mon chemin et que le risque de chuter n’est jamais proche de zéro. Je me prendrai sûrement des claques de temps en temps. Mais j’ai tellement envie de réussir que je m’obstinerai à avancer, peu importe la méconnaissance du dénouement final.

Aujourd’hui, je me sens plus libre. Libre sans ces chaînes que je m’étais moi-même imposée et avec l’esprit plus en harmonie avec mes désirs. Mon souhait d’abdos bien dessinés s’exhaussera un jour. J’y parviendrai avec de la rigueur et du travail mais tout en douceur et en apprenant à lâcher prise de temps en temps.

Mon défi qui d’apparence ne semblait que minime m’aura finalement beaucoup apporté. Il y avait derrière lui autre chose de bien plus grand qu’un simple joli ventre plat. C’était un challenge avec moi-même.

Parvenir à atteindre ses objectifs, quels qu’ils soient, n’est pas mince affaire et un bon état d’esprit est primordial. C’est sur lui qu’il faut travailler avant tout, il est la première clé de la réussite et ce, dans bien des domaines et à n’importe quel degré. Et malgré les échecs, il faut savoir se relever et réessayer.

J’espère ne pas (trop) vous décevoir.

En avant 2018, je suis prête (et j’espère que vous aussi !).

 

 

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2 réponses à « Fin de mon défi « abdos en 6 mois » »

  1. Hello et merci pour ce bilan. J’ai également traversé une période difficile et cela me réconforte de voir qu’il est humain de flancher (un peu, beaucoup, passionnément, à la folie et parfois pas du tout 😉 et que je n’ai pas à me détester ou me rabaisser pour autant.
    C’est également important de découvrir ton ressenti, ton bilan et pouvoir comparer les vécus. Idem, je constate que le mal-être incite à mal manger,… ce qui procure davantage de mal être etc…. Un vrai cercle vicieux !
    En avant pour 2018 et un nouveau départ 🙂

    1. Merci Aby ! J’espère que tu vas mieux. Je te souhaite que 2018 soit bien meilleure que 2017, tant niveau personnel que professionnel 😉 et je t’envoie tout mon soutien !

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